Certains moteurs essence accumulent les pannes et transforment votre voiture en gouffre financier. Entre défauts de conception, pièces fragiles et coûts de réparation astronomiques, quelques motorisations font trembler les propriétaires et les garagistes.
Les constructeurs ne communiquent évidemment pas sur ces faiblesses, mais les retours d’expérience parlent d’eux-mêmes. Distribution qui lâche prématurément, consommation d’huile excessive, problèmes d’injection récurrents : autant de signaux d’alarme qui auraient pu vous éviter des milliers d’euros de frais.
Carbudget fait le point sur les moteurs essence les plus problématiques du marché français et vous donne les clés pour les identifier avant l’achat.
Les moteurs Stellantis (Peugeot, Citroën, DS) : attention aux PureTech !
Si vous cherchez une voiture d’occasion, méfiez-vous comme de la peste des moteurs PureTech de Stellantis. Ces blocs essence, qu’on retrouve massivement chez Peugeot, Citroën et DS, cachent des défauts rédhibitoires qui peuvent vous coûter une fortune. Le moteur 3 cylindres 1.0 VTi/PureTech (EB0) de 68 ch et le 1.2 VTi/PureTech (EB2) dans ses versions de 68, 75, 82 ch (et même turbocompressées de 110 et 130 ch) sont de véritables bombes à retardement. Vous voulez savoir quels sont les moteurs à éviter absolument ? Ces PureTech arrivent en tête de liste !
Les problèmes sont divers et coûteux : surconsommation d’huile qui vous obligera à faire l’appoint constamment, usure prématurée de la courroie de distribution (imaginez la casse moteur !), défauts récurrents des bougies et dysfonctionnements de la sonde de catalyseur. Stellantis a d’ailleurs été contraint d’étendre la garantie sur ces moteurs jusqu’au 20 juin 2022, ce qui en dit long sur l’ampleur du problème.
| Marque | Modèles concernés | Période à risque | Puissances problématiques |
|---|---|---|---|
| Citroën | C3, C4, C5 Aircross, Berlingo | 2014-2022 | 68, 82, 110, 130 ch |
| Peugeot | 208, 308, 2008, 3008, 5008 | 2014-2022 | 75, 100, 110, 130 ch |
| DS | DS3, DS4, DS7 Crossback | 2014-2022 | 100, 130, 155 ch |
| Opel | Corsa, Crossland X, Mokka | 2017-2022 | 75, 100, 130 ch |
Renault et Volkswagen : des petits moteurs, de gros soucis
Chez Renault, les moteurs downsizés posent également de sérieux problèmes. Le 0.9 TCe (H4Bt) de 90 et 110 ch vous fera vivre un calvaire avec ses pertes de puissance soudaines et ses fuites de liquide de refroidissement récurrentes (problèmes constatés jusqu’en 2018). Quant au 1.2 TCe (H5Ft) de 100 à 130 ch, c’est encore pire : problèmes de segmentation, défauts d’étanchéité, surconsommation d’huile et défaillances de la chaîne de distribution. Autant dire que votre portefeuille va en prendre un coup !
Du côté de Volkswagen, la situation n’est guère plus reluisante. Les moteurs 1.2 TSI (CBZ) de 85, 86 et 105 ch sont célèbres pour leurs ruptures de chaîne de distribution (jusqu’en 2012), tandis que le 1.4 TSI (CAX) de 122 à 185 ch cumule les problèmes de chaîne ET d’usure rapide de la pompe à eau. Ces défauts peuvent transformer votre achat “bonne affaire” en gouffre financier.
- Renault 0.9 TCe : pertes de puissance, fuites de refroidissement
- Renault 1.2 TCe : segmentation défaillante, surconsommation d’huile
- VW 1.2 TSI : rupture de chaîne de distribution
- VW 1.4 TSI : chaîne + pompe à eau défaillantes
Ford et Fiat : les autres moteurs à fuir absolument
N’oublions pas Ford avec son moteur 1.0 EcoBoost de 80 à 140 ch, qui malgré son nom prometteur, souffre de surconsommation d’huile chronique et de problèmes de fiabilité sur la distribution (jusqu’en 2013). Chez Fiat, le fameux 0.9 TwinAir de 80 à 105 ch n’est pas en reste avec ses fuites d’huile permanentes et ses bobines d’allumage qui lâchent régulièrement.
Pour résumer, si vous tombez sur une annonce avec l’un de ces moteurs, passez votre chemin ! Ces blocs essence, malgré leurs promesses de consommation réduite, cachent des vices cachés qui peuvent vous coûter plusieurs milliers d’euros en réparations. Mieux vaut investir dans un moteur plus ancien mais éprouvé, ou attendre de trouver un véhicule équipé d’une motorisation plus fiable.
“Les moteurs downsizés de nouvelle génération promettent des économies de carburant, mais les coûts de maintenance peuvent rapidement dépasser les bénéfices escomptés.”
Comment reconnaître ces moteurs problématiques avant l’achat ?
Avant de signer quoi que ce soit, vous devez apprendre à identifier ces moteurs à risque. Sur la carte grise, regardez attentivement le code moteur : EB0, EB2, H4Bt, H5Ft, CBZ, CAX sont autant de signaux d’alarme qui doivent vous faire reculer. Mais attention, les vendeurs peu scrupuleux ne mentionnent jamais ces détails techniques dans leurs annonces ! Demandez toujours à voir la carte grise avant même de vous déplacer, et n’hésitez pas à poser des questions directes sur la motorisation.
Lors de la visite, certains indices ne trompent pas. Vérifiez impérativement le niveau d’huile moteur : s’il est anormalement bas ou si le vendeur vous dit qu’il faut “faire l’appoint régulièrement”, fuyez ! Écoutez aussi attentivement le moteur au ralenti : des bruits métalliques, des à-coups ou une sonorité irrégulière trahissent souvent des problèmes de chaîne de distribution ou de segmentation.
Un moteur sain ne doit jamais consommer plus de 0,5 litre d'huile entre deux vidanges normales.
Exigez systématiquement l’historique d’entretien complet. Les moteurs PureTech et TCe nécessitent des vidanges très fréquentes (tous les 10 000 km maximum) avec une huile spécifique haut de gamme. Si le carnet d’entretien montre des intervalles dépassés ou des huiles bas de gamme, vous risquez de hériter d’un moteur déjà endommagé. Un vendeur qui ne peut pas fournir ces justificatifs cache probablement quelque chose !
Les moteurs essence à éviter (et leurs années à problèmes)
Certains moteurs essence ont marqué les années 2010 par leurs défauts récurrents, et il vaut mieux les connaître avant d’acheter. Les 1.4 VTi (EP3) et 1.6 VTi (EP6) de PSA souffrent notamment de faiblesses au niveau du joint de culasse et de chaînes de distribution qui se détendent prématurément. Côté turbo, le 1.6 THP (EP6 turbo) développé conjointement par PSA et BMW cumule les problèmes : chaîne de distribution défaillante, encrassement important et pannes qui peuvent vite chiffrer.
Chez les autres constructeurs, la situation n’est guère plus reluisante sur certaines motorisations. Le 1.0 EcoBoost Ford (jusqu’en 2014 environ) peut vous lâcher brutalement à cause de sa pompe à eau défectueuse, provoquant surchauffe et casse moteur. Les petits moteurs turbo comme le 0.9 TwinAir Fiat et le 0.9 TCe Renault partagent des problèmes similaires : turbo fragile, volant moteur capricieux et embrayage qui s’use rapidement.
La bonne nouvelle ? La plupart de ces soucis ont été corrigés sur les versions plus récentes. Le 1.2 TSI Volkswagen par exemple a abandonné sa chaîne problématique pour une courroie fiable à partir de 2015 avec la norme Euro 6. Avant d’acheter, vérifiez systématiquement par facture que les campagnes correctives ont bien été réalisées, et méfiez-vous des premiers millésimes (généralement avant 2016-2018).
Carbudget Votre budget automobile au centime près